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Le numérique : un ascenseur social


Les révolutions technologiques et numériques sont au cœur des bouleversements économiques et sociaux de ce début du XXIe. Ces révolutions ont donné naissance à de nouveaux métiers, modes de communication et de consommation et de nouvelles formations, pour ne citer qu’eux. Vous allez découvrir dans cet article : l’importance du numérique en France ; l’une des raisons de cette révolution ; les opportunités disponibles conjuguant numérique et diversité ; des exemples de réussite d’acteurs ayant marié le numérique au social, prouvant que le numérique peut être un vrai ascenseur social.

La place du numérique

 

Ces vingt dernières années, le numérique a pris une place très importante dans nos vies, à tel point que l’on se demande : comment vivre sans le numérique ? Et cela, peu importe l’âge, le sexe et les frontières. Même si l’accès au numérique n’est pas réparti de façon égalitaire sur le globe, les différentes technologies que le numérique a fait naître, ont permis à de nombreuses personnes de se révéler.

 

La Direction Générale des Entreprises (DGE) publie ses chiffres clés du numérique de 2018. Ces chiffres révèlent la place importante des équipements en TIC (technologies de l’information et de la communication) chez les particuliers en France. L’équipement en TIC représentait (en pourcentage) :

  • Téléphone fixe : 84 %
  • Téléphone mobile : 94 %
  • Ordinateur (au moins un) : 78 %
  • Box (téléphone fixe sur large bande) : 86 %
  • Smartphone : 75 %
  • Tablette : 41 %

 

Toujours selon la même source, qui tient sa source de l’Insee et Ésane, en 2016, la valeur ajoutée (hors taxe) des secteurs des TIC représentait (en pourcentage de part) :

  • Industrie : 7 %
  • Commerce de gros d’équipement des TIC : 6,2 %
  • Services : 86,8 %

 

Dans son article qui porte pour sujet « La transformation numérique, une nécessité », publié en 2018, la Banque Populaire d’Investissement (BPI France) souligne l’importance pour les entreprises d’intégrer le numérique au cœur de leurs stratégies, pour optimiser leur productivité et améliorer leurs expériences clients.

 

Alors comment expliquer la place si importante qu’a pris le numérique, aussi bien dans notre vie professionnelle que personnelle ? C’est ce que nous allons comprendre dans la deuxième partie.

Le numérique : pourquoi une telle révolution ?

 

Travailler, consommer, s’informer ou se former, partout, tout le temps avec tout objet pouvant se connecter à Internet, c’est ce que le numérique nous offre. C’est le principe de l’ATAWAD (any time, anywhere, any device), acronyme proposé par Xavier Dalloz, qui définit l’idée qu’une personne puisse accéder à Internet en tout lieu, tout moment et tout device (ordinateur, tablette, smartphone, etc.).

 

L’ATAWAD est l’une des explications de cette révolution. Ainsi, il devient simple d’échanger avec de nombreux individus dans le monde, sans avoir de barrières liées à sa situation géographique, son sexe, son handicap, son âge ou son origine. Vous avez une bonne idée de business ? Lancez-vous ! Vous êtes à l’autre bout du monde et il vous faut absolument vous procurer le dernier album de votre chanteur préféré ? Achetez-le !

 

Mais comment le numérique est devenu pour certain un ascenseur social ? La troisième partie est là pour y répondre.

Le tremplin numérique

 

Le numérique regroupe une quantité monstre de métiers. Il est une possibilité de tremplin pour qui veut s’orienter ou se réorienter vers des opportunités de carrières uniques à son projet personnel et professionnel.

 

Pour répondre à la demande des entreprises, le gouvernement a lancé en 2015 la Grande École du Numérique (GEN) qui regroupe plus de 750 formations liées aux métiers du numérique. C’est une manière de faciliter l’accessibilité au numérique pour tous. En 2017, le Conseil d’orientation pour l’emploi avance un nombre de 80 000 emplois non pourvus dans les secteurs liés aux nouvelles technologies de l’information et de l’électronique, par manque de profils adaptés.

 

En plus de délivrer des certifications reconnues, ce sont plus de 11 400 apprenants qui ont bénéficié d’une formation labélisée par la GEN depuis sa création, selon les chiffres clés 2017 de la GEN. Toujours selon la même source, les apprenants représentent :

  • 24 % de femmes,
  • 17 % issus des quartiers prioritaires de la ville (QPV).
  • 69 % ont moins de 30 ans.

 

Par la suite, 23 % ont obtenu un emploi en CDI et 12 % en CDD. Ainsi la GEN est un vrai « accélérateur de talents numériques ».

 

L’institut Mines-Telecom Business School (IMT-BS) a soufflé ses quarante bougies cette année. Depuis ses débuts, l’école met au cœur de ses formations les différentes avancées technologiques et numériques pour donner la possibilité à ses étudiants de choisir des métiers en cohérences totales avec leur environnement actuel et futur. Consciente que le numérique occuperait une place majeure au XXIe siècle, apportant de la diversité dans les métiers et chez les hommes et les femmes qui les occuperaient, l’école a mis en place de nombreuses formations ouverte à tous. Avec plus de 50 nationalités différentes et 30 % d’étudiants internationaux au sein du campus, l’IMT-BS souligne l’importance de la variété dans le numérique. Le campus dispose également d’un incubateur/startups pour accompagner les entrepreneurs dans leurs projets de façon professionnelle et pousser leurs idées à voir le jour.

 

C’est en liant numérique et social qu’Anthony Babkine, ancien élève de l’IMT-BS, Tanguy Lambert et Renan Ayrault, ont fait le choix de créer des projets exemplaires menant à la réussite pour tous. C’est l’objet de cette dernière partie.

Des exemples de réussite numérique et social

 

Anthony Babkine, président et co-fondateur de Diversiday et ancien élève de l’IMT-BS, est à l’initiative de cette organisation qui a pour mission de rétablir l’égalité des chances dans le numérique. En faisant le tour de la France, Diversiday souligne l’importance d’intégrer la diversité au cœur des métiers du numérique, que ce soit dans des organisations privées ou publiques. Grâce à cette démarche, Diversiday a soutenu de nombreux projets. Les différentes rencontres ont pour objectif de pousser à l’action d’autres citoyens à marier numérique et diversité.

 

L’école Populaire de l’Internet (EPOP). C’est le projet d’une école lancé par Tanguy Lambert en novembre 2016, qui donne accès à des formations courtes et gratuites en ZEP (Zones d’Éducation Prioritaires). Pour exemple, Tanguy enseigne à Grigny (Essonne – 91), dans le quartier populaire de la Grande Borne. L’EPOP donne les clés pour créer et développer son propre site e-commerce. Les étudiants peuvent ainsi améliorer leurs compétences et les appuyer sur leur CV, monter en compétence dans leur entreprise ou créer leur propre activité e-commerce ou associative.

 

Dernier exemple de belle réussite numérique : Ammareal, le livre solidaire. Fondée en 2013 par Renan Ayrault, le modèle économique de cette société est de donner une nouvelle vie aux livres provenant bibliothèques et associations, partout en France, en les vendant en ligne. Grâce aux ventes de livres, elle reverse une part du produit de la vente à des organisations caritatives en faveur de la lecture, la culture et la lutte contre l’illettrisme. Pour exemple, en 2018, 20000€ ont été reversés à l’association Mots & Merveilles. Basée à Grigny (Essonne – 91), la PME compte aujourd’hui dix CDI dont des emplois francs dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV). Avec cet exemple, Ammareal démontre qu’il est possible de lier une activité numérique avec une économie solidaire, circulaire et soigneuse de l’environnement, tout en favorisant l’embauche en zone franche urbaine. Voici une présentation des actions menées par Ammareal : Ammareal développe le livre solidaire en France et agit concrètement pour une économie plus équitable.

 

Alors, vous aussi, faites du numérique votre ascenseur social et ne vous fixez aucune limite !

Mounir Aboudou

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