Catégories Actualités Technologiques, High-Tech, Marketing Digital, Objets connectés

La réalité virtuelle dans un monde digital


Quel impact de la réalité virtuelle sur le marketing digital

 

Depuis deux, trois ans, de nombreux articles et reportages sur la réalité virtuelle se mêlent à notre actualité, De nos jours, les casques de réalité virtuelle ne sont pas présents en nombre dans les foyers tels que la télévision, les téléphones mobiles ou les tablettes. Mais si cela venait à se démocratiser, en le rendant plus accessible en terme de prix et plus utile dans la vie quotidienne, les casques pourraient bien être un nouveau canal digital pour les entreprises, où elles pourront les utiliser aussi bien pour communiquer, que pour vendre ou déclencher l’acte d’achat.

 

Dans un premier temps, il est important de bien définir les termes du sujet pour comprendre en quoi la réalité virtuelle et le marketing digital sont complémentaires. Futura Tech définit la réalité virtuelle comme étant : « une technologie permettant de plonger un individu dans un monde totalement artificiel créé de façon numérique. Il peut s’agir d’un monde réel ou bien imaginaire ». Les casques de réalité virtuelle peuvent être utilisés sur des supports différents :

 

  • Le casque spécifique de type Oculus Rift ou PlayStation VR de Sony avec écran intégré au casque ;
  • Le casque associé à un Smartphone de type Cardboard de Google.

 

Pour ce qui est du marketing digital, Définitions Marketing le désigne comme, « l’ensemble des techniques marketing utilisées sur les supports et canaux digitaux ». Pour simplifier, le marketing digital est donc le marketing sur l’ensemble des supports numériques tel que l’ordinateur, la tablette, le smartphone, la télévision, la radio et le casque de réalité virtuelle.

 

Aujourd’hui, le marketing se veut de plus en plus proche de ses clients en créant une relation “one-to-one” et de plus en plus ciblée. Tel est la règle pour se différencier de ses concurrents. Les clients veulent des produits et services de qualité et de façon immédiate. Ces derniers communiquent directement via les réseaux sociaux pour faire part de leurs expériences positives ou négatives, ce qui a une répercussion instantanée sur l’image de marque des entreprises. La guerre est donc ouverte à l’innovation et vaincra celui qui fera mieux que tout le monde, avant tout le monde.

 

Ainsi, nous pouvons nous demander : quel rôle pourra jouer la réalité virtuelle pour le marketing digital vis-à-vis des entreprises et des consommateurs ?

 

Vivre l’action comme si l’on y était, c’est ce que nous promet la réalité virtuelle. Vous allez découvrir dans ce sujet, en quoi cette innovation marquante de ces dernières années pourrait bien devenir un outil majeur pour les entreprises de demain. Nous allons voir ensemble son impact au niveau de la communication digitale et en quoi il peut découler sur un acte d’achat. Puis comprendre comment les casques de réalité virtuelle peuvent être un outil de vente et s’ils peuvent remplacer la “réalité réelle”. Et enfin quelle peuvent être les limites de cet outil, entre l’utilité et la morale pour les marques et les consommateurs, et nous demander jusqu’où iront les entreprises dans le respect de l’intimité des individus.

La communication digitale en réalité virtuelle

 

Pour communiquer, les entreprises utilisent différents médias et passent par de nombreux supports, pour mieux cibler ses prospects et clients. Selon son mode de vie et le moment de la journée, une personne pourra voir une publicité sur les réseaux sociaux dès son réveil via son Smartphone, mais également en regardant la télévision au moment du petit déjeuner, en écoutant la radio lors de son trajet pour se rendre au travail, en lisant une presse papier lors du déjeuner et en regardant une série le soir via son ordinateur ou sa tablette. La publicité est omniprésente dans la vie du consommateur. C’est grâce à ces publicités que le besoin peut se créer dans la tête du consommateur, ce qui peut enclencher l’acte d’achat par la suite.

 

Rassurer avant l’acte d’achat, c’est ce que pourront offrir les entreprises à leurs clients avec la réalité virtuelle. L’individu vit cette expérience à la première personne et ressent de réelles émotions telles que la joie, la tristesse, la colère, le dégoût, la peur, la surprise et le mépris, mais également le plaisir. Ainsi, le sujet sera en mesure de consommer son produit ou son service virtuellement, avant de le consommer réellement. À titre d’exemple, une compagnie aérienne pourra faire voyager son futur passager à côté de sa célébrité préférée et égérie de la marque. Ou bien visiter sa future chambre d’hôtel, sa future maison en cours de construction, voir et conduire sa future voiture ou explorer sa prochaine destination touristique auprès de son agence de voyages. La réalité virtuelle pourra rassurer et conforter les clients dans leurs choix.

 

En revanche, les marques devront faire attention à ne pas en promettre de trop dans leurs publicités, pour ne pas décevoir leurs clients une fois les pieds sur terre. De même, ne pas trop en dévoiler pour garder de belles surprises à vivre et à voir de ses propres yeux. La réalité virtuelle ne doit pas remplacer la réalité réelle, mais seulement susciter l’envie et supprimer les freins à l’achat. Mais ce n’est pas parce que les entreprises ne le doivent pas qu’elles ne le peuvent pas ! La réalité virtuelle peut-elle remplacer la réalité réelle ? C’est ce que nous allons aborder dans cette seconde partie et comprendre en quoi, en plus de susciter l’achat, elle peut être utilisée comme outil de vente auprès des consommateurs.

Réalité virtuelle VS Réalité réelle

 

La réalité virtuelle peut être utilisée comme un outil de vente. Elle est la possibilité d’être présent physiquement dans un lieu et d’être autre part au même moment, pour vivre un événement en direct ou en différé. Pour un spectacle ou un événement sportif, les organisateurs pourront installer sur un siège une caméra à 360°*, où de nombreux spectateurs devront payer pour y assister. C’est la possibilité, par exemple, d’accueillir plus de 2000 personnes dans un lieu qui ne peut en contenir que 500. Des économies et une forte rentabilité pourront être réalisées par les entreprises.

 

Alors si nous pouvons être partout à la fois sans être nulle part, la réalité virtuelle pourra-t-elle remplacer la réalité réelle ? Elle est quoi qu’il en soit, un outil de gain de temps pour les particuliers, qui pourront être ailleurs tout en restant chez eux par exemple, sans avoir à se déplacer pour le vivre. Le temps, qui est un capital commun à tout être sur Terre, est très précieux pour les individus cherchant à le convertir en temps de qualité. C’est cette opportunité qu’offre la réalité virtuelle.

 

Mais comme les Smartphones, les tablettes ou encore les ordinateurs, il sera possible d’être addict à cette technologie. Les entreprises auront-elles une morale ? C’est le sujet de cette dernière partie.

La réalité virtuelle, entre utilité et moralité

 

Il est vrai que la réalité virtuelle peut être un outil pour vaincre ses peurs ou lutter contre ses addictions. Mais tout comme les gamers, il est possible d’être “No life” à la réalité virtuelle. Elle fait vivre de réelles et de fortes émotions. Il est possible que certaines entreprises n’aient aucune conviction et qu’elles plongent leurs clients dans un univers qui suscite un réel plaisir en eux, à tel point, qu’ils ne souhaitent plus s’en détacher. Le consommateur devient alors dépendant de la réalité virtuelle, qu’il juge plus belle et plus agréable à vivre que sa propre vie.

 

De plus, la publicité serait vraiment très immersive avec un très fort impact vis-à-vis de la personne qui vit cette annonce à la première personne. Il n’y a plus de distance ni de recul pour l’individu qui doit subir un spot publicitaire dans lequel il est immergé, où il est déjà coupable d’utiliser ce produit ou service avant même de l’avoir utilisé réellement. L’utilisateur pourra se convaincre d’une chose, s’il l’a déjà fait virtuellement, il peut l’accomplir réellement, et le danger se situe à la frontière de ces deux aspects. Y’a-t-il intérêt à déconseiller certaines vidéos aux jeunes publics, pour ne pas les inciter à reproduire les mêmes scènes dans la réalité ?

 

Tout dépend de l’utilité que l’on en fait, mais la réalité virtuelle peut être un outil avantageux aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Mais il est important d’instaurer des règles pour protéger les consommateurs, qui sont vulnérables face aux marques.

En conclusion

 

Au cours de ces dernières années, cette innovation m’a vraiment marqué, car elle a un rapport beaucoup plus fort avec l’utilisateur que les autres supports actuels. Les parties prenantes pourront bénéficier de nombreux avantages au quotidien.

 

Cependant, l’individu doit être responsable avant l’utilisation, car il peut devenir un outil très dangereux qui peut totalement le déstabiliser et le troubler. Ne faisant pas la part des choses, il peut vite en être dépendant, tel un suicide virtuel.

 

Le temps nous a fait passer de “spectateur” à “téléspectateur” et pourquoi pas à “VR-spectateur” ? Passer d’une “teleconference” à une “VR-conférence” sera peut-être une banalité dans notre quotidien dans les années à venir.

 

Le marketing digital a tout intérêt de bien maîtriser ce domaine, car il répond à un réel critère marketing qui est le “one-to-one”. Toucher sa cible en l’immergeant totalement dans son univers permettra aux marques de supprimer de nombreux freins à l’achat. “Vivre l’action comme si l’on y était” c’est bel et bien la devise de la réalité virtuelle. Mais le consommateur devra être vigilant et ne pas transformer cette devise en “Vivre l’action un point c’est tout !”.

Mounir Aboudou

Aucun commentaire

Laisser un commentaire