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11
Nov

Prévention de la CNIL sur le quantified self

Prévention de la CNIL sur le quantified self

Quantified self : l’enregistrement des données au service du sportif

Ces dernières années, les objets connectés ont largement fait leur apparition dans la vie des sportifs, amateurs ou expérimentés, sous toutes les formes : montres, lunettes, écouteurs, ballons, baskets, vêtements… Les objets connectés dans le domaine du sport sont de plus en plus innovants et aujourd’hui très performants, ils peuvent mesurer la fréquence cardiaque, la longueur des foulées, la longueur parcourue, l’altitude, le nombre de calories brulées… Voici une infographie intéressante qui récapitule bien l’ensemble des usages que l’on peut en avoir :

quantified

Source: http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/02/22/32001-20140222ARTFIG00043-le-sportif-du-futur-sera-connecte.php

La tendance d’aujourd’hui est au surpassement de soi-même grâce aux objets connectés qui mesurent les performances de l’utilisateur. La pratique de la mesure de soi est aujourd’hui communément appelée le «quantified self ». Pour que les objets connectés puissent mesurer les performances il faut qu’il puisse enregistrer les données de l’utilisateur. Il existe trois formes d’enregistrement des données. Tout d’abord il y a le mode déclaratif : l’utilisateur entre lui-même ses données dans le device. Ensuite, il existe des capteurs qui peuvent être intégrés dans le smartphone ou sur une raquette par exemple. Après l’effort, le capteur envoies les données sur le device. Et il existe enfin le mode mixte : où le capteur est utilisé mais l’application demande aussi à l’utilisateur d’entrer des données.

Recommandations de la CNIL

 Au-delà de la seule mesure de la performance, cette pratique révèle des données personnelles et médicales. Cette nouvelle tendance déclenche des interrogations inédites à propos du stockage de ces données, de leur conservation et protection pour les entreprises ; mais aussi du partage de ces données par les utilisateurs.

La Commission Nationale de l’informatique et des Libertés (CNIL) s’est intéressée à cette problématique, en tant qu’autorité indépendante qui veille au respect de la liberté et de l’identité humaine dans le monde du numérique.

Le risque de partager ces données est que le propriétaire de l’application auquel se réfère l’objet connecté n’est pour le moment pas dans l’obligation de protéger ces données. Et ces données, qui semblent, de prime abord, anodines sont finalement très privées et peuvent être exploitables par d’autres personnes comme les assurances, un employeur, un banquier… « Rien qu’en rendant publiques vos heures de sommeil, vous donnez déjà des informations précises sur votre rythme de vie. » ajoute Olivier Desbiey, de la direction des études, de l’innovation et de la prospective de la CNIL.

C’est pour cela que la CNIL a mis en garde les utilisateurs de ces types d’objet. Elle souligne que la frontière entre le bien être que procure l’utilisation de ces objets connectés qui est au départ ludique ; et la santé est finalement assez floue. C’est pour ceci que dans le cahier n°2 : Innovations et Prospectives, intitulé : le corps nouvel objet connecté, la CNIL recommande de :

  • Utilisez un pseudonyme lorsque vous créée un profil,
  • Soyez vigilant avec la fonction qui publie sur les réseaux sociaux automatiquement vos données récoltées,
  • Partagez les données qu’avec des personnes de confiance,
  • Effacez ou récupérez les données dès que vous n’utilisez plus le device en question.

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