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14
Juil

Jouets connectés

Vous n’avez pu y échapper lors du dernier Noël, les tablettes et autres objets connectés ont envahis les pages des catalogues qui font rêver les plus jeunes. Habitués à voir leurs parents surfer sur leurs tablettes, les enfants veulent les copier et avoir leurs propres gadgets.

Ces objets qui semblent être à caractère éducatif ne sont en fait pas sans danger, et ceux pour de nombreuses raisons. Ils s’adressent à un public jeune et il ne faut pas oublier qu’ils sont émetteurs ainsi que récepteurs de données sur le web,les questions de protection des éléments partagés ainsi que de la collecte de ces dernières via ces médias est donc à prendre en compte.

jouet connecté

En effet, une affaire a éclaté il y a plusieurs mois révélant le piratage de tablettes produites par un des géants des jouets hongkongais Vtech. Par le biais de ces produits, les enfants peuvent échanger des messages et des photos avec un ensemble de contacts, très souvent leur famille. Des adresses mails, des mots de passe, des adresses IP, des photos des enfants, des contenus de conversations ou encore des réponses secrètes font partie des éléments récupérés par les pirates. La question de la conservation des données par le fabriquant a été mise en avant par le piratage de près de 800 000 profils clients et de plus d’un million pour ceux des enfants. Les pirates ont décidé de ne pas revendre ou utiliser les données mais de mettre en avant les problèmes de protection de ces outils. Les bases de données représentent de grandes valeurs économiques pour les entreprises, dans la revente mais aussi dans la connaissance client. Par cet avertissement, les pirates mettent en avant les failles du système qui revêtent un aspect particulier quand il s’agit de la protection des enfants.

Barbie

Certains industrielles vont encore plus loin dans la connaissance de ces clients jeunes, comme avec la « Hello Barbie » de Mattel. Cette poupée est équipée d’un micro, d’un haut-parleur pour pouvoir communiquer avec les enfants ainsi que d’une connexion wifi. Cette poupée est censée pouvoir interagir avec l’enfant, lui poser des questions et comprendre ses réponses (le jouet semble encore avoir besoin de réglages au vue des commentaires mis en avant sur les sites de vente du produit. Néanmoins, aucun parent ne s’est posé la question de l’écoute 24h sur 24 de son enfant). Ces objets connectés sont donc en lien avec des serveurs internet dont la protection ne peut être totalement assurée. De plus, ces jouets sont équipés de micros ils peuvent donc enregistrer les conversations alentours et connaitre les enfants. Ceci constitue une gigantesque base de données pour connaitre ces consommateurs de demain, leurs préférences mais aussi mieux leur vendre des produits. On peut néanmoins se poser la question de l’éthique pour l’écoute de conversation d’enfants ainsi que de la collecte de données sans que ces derniers ne comprennent qu’ils vont être utilisés à des fins marchandes. C’est alors que la conscience des parents doit aussi rentrer en jeu.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/12/01/ce-que- l-on- sait-sur- le-piratage-du- fabricant-de- jouets-vtech_4821714_4408996.html
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/12/01/32001-20151201ARTFIG00287-le- fabriquant-de- jouets-vtech- pirate-des- photos-d- enfants-et-donnees- personnelles-derobees.php

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