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3
Mai

Le Crowdsourcing, ou l’art de faire travailler ses clients gratuitement !

 

Sans titre

Après le crowdfunding, c’est au tour du crowdsourcing de se développer à grande vitesse. Peu surprenant lorsqu’on sait que le « client contributeur » offre gratuitement publicités, slogans et même des études de marché.

Qu’est ce que le crowdsourcing ?

Dans «crowdsourcing», il y a le mot «crowd», «la foule» et c’est bien là toute l’originalité de ce concept apparu il y a environ dix ans. Ce système repose sur le principe d’une économie collaborative. À la manière de Wikipédia, des marques demandent à leurs adeptes de réfléchir et travailler pour eux… gratuitement. Si on pouvait penser au premier abord que ce système est surtout plébiscité par de petites entreprises dont les finances ne laissent pas d’autre choix, la réalité est toute autre.

Les plus grandes marques ont vite flairé l’opportunité

C’est à Jeff Howe que l’on doit le terme de « crowdsourcing ». En 2006, ce journaliste chez Wired tente de mettre des mots sur une tendance qui séduit alors de plus en plus d’entreprises. Depuis cette date, le concept affiche une croissance ininterrompue. Parmi les cent plus grandes marques au monde, seuls 15% n’y auraient pas eu recours ces dix dernières années. Autrefois chasse gardée des entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, le crowdfunding a su faire ses armes dans des secteurs très divers, comme la finance, l’automobile ou encore l’alimentaire. Ce dernier occupe la première position, et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter : entre 2013 et 2014, le nombre de recours au crowdsourcing par ces entreprises a augmenté de 48% ! Le concours de vidéos est la méthode de crowdsourcing la plus répandue.

Retrouvez les explications de Jeff Howe dans cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=F0-UtNg3ots

Sur la première place du podium, on trouve Coca-Cola, qui a fait appel à la créativité de ses fans pas moins de trente-quatre fois depuis 2004. Il est talonné de près par son concurrent PepsiCo. Suivent ensuite Danone, Samsung, et General Electric. On a pu voir cela avec kellog’s qui demandait à ses collaborateurs d’élire la meilleure pub sur leur site internet pour ensuite diffuser celles qui ont obtenu le plus de like.

Le succès des plates-formes de crowdfunding

Pour récupérer les bonnes idées des internautes, il existe plusieurs voies : les réseaux sociaux, des sites créés spécialement pour l’occasion, ou des plates-formes de crowdsourcing, dont l’objectif est de « transformer un objectif business en échange créatif intéressant« . Ces plates-formes représentaient en 2014 76% des initiatives. Les marques y postent leurs problèmes en ligne, et une flopée d’amateurs et de professionnels s’attachent à leur donner des réponses. Les plates-formes de crowdsourcing sont de plus en plus privilégiées. Elles rencontrent un grand succès : « Ça a ouvert des milliers d’opportunités qui nourrissent à présent notre grand plan d’innovations« , explique Stephen Squire, directeur marketing chez Procter & Gamble.

Se servir du consommateur comme publicité

Parfois, le crowdsourcing peut aussi être utilisé comme une étude de marché pour mieux cibler ses publicités. Coca-Cola l’avait expérimenté grâce à une question posée sur la toile : « qu’est-ce que la boisson représente pour vous ?« . Les millions de réponses reçues ont permis à l’entreprise d’adapter son contenu créatif. Dans certains pays, son taux d’adoption grimpe à 100%, alors que le moyenne de ces mêmes marchés serait de 47% pour les grandes marques.

Alors que le consommateur ne gagne finalement dans ce système qu’un semblant de reconnaissance, les entreprises, elles, réalisent chaque année des économies considérables grâce au crowdsourcing. Car ce dernier ne leur apporte pas seulement des idées fraîches et innovantes, mais aussi et surtout, une diminution des coûts conséquente le tout à moindre frais !

 

 

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